19 juin 2008

Houellebecq

ce matin, je me suis levé à 7h10. je n'avais pas assez dormi. ma chérie aussi était réveillée. elle était énervée, elle non plus n'avait pas assez dormi. j'ai rêvé que j'étais dans un building d'affaires, avec ma chérie, mon travail était de faire des traductions. au dehors, des grues gigantesques démantelaient tout un quartier pour en faire un nouveau. elles soulevaient des immeubles entiers avec leurs énormes câbles. à mon avis c'est mauvais signe. je ne suis levé pour faire le café, mais je n'ai pas pu mettre le pain à griller au four parce qu'il n'y avait plus d'allumettes. ma chérie m'a demandé quand avions-nous nous voir, je lui ai répondu que sûrement ce week-end. nous avons aussi parlé de nos possibles vacances communes en juillet. nous avons pris le métro ensemble jusqu'à montparnasse, ensuite j'ai bifurqué vers saint-lazare. une station avant la gare, un malaise arrête le trafic. je décide de continuer à pied, je me trompe de direction, je m'en aperçois, je rebrousse, c'est pas grave il fait beau. à la gare c'est toujours le bordel, perturbations depuis trois semaines et renouvelables, mais cette-fois si je n'attends pas trop pour mon train. en rentrant, je mange des tartines au nutella, je me prends une bière - ce que je ne fais jamais d'habitude, soit dit en passant -, et je crée un blog.



en ce moment je lis les particules élémentaires de houellebecq. je ne l'ai pas encore fini, mais il ne procure une forte impression, qu'on peut qualifier de globalement désagréable, et je voudrais en parler. je reconnais que c'est bien écrit, et le style est conséquent avec l'intention, mais c'est celle-ci que je comprends pas. le sujet, c'est le délitement de la société étasunio-européenne entre les années 60 et 90, en insistant sur les vides sexuels et émotionnels, sur la négation de la vieillesse et de la mort. en fait, je ne vois pas l'intérêt de décrire tout cela, autre que naturaliste, puisque c'est ce que l'on voit tous les jours inlassablement, jusqu'à l'écœurement. pourquoi nous dire que tout va mal puisqu'on le sait? pourquoi ne pas proposer autre chose? cette posture esthétique me laisse pantois. l'art ne doit-il pas plutôt nous parler de l'irréel, de l'utopique, du fantastique, de l'ailleurs? comme dit le poète: "je préfère parler de choses impossibles, parce que du possible, on en sait trop".

pour être franc, la lecture de houellebecq me rend mal à l'aise. d'ailleurs, il me donne envie de quitter la france immédiatement. dans d'autres lieux du monde, les gens ont moins, mais ils sont aussi moins malades affectivement, ils sont plus joyeux, plus optimistes, ils valorisent ce qu'ils ont. enfin je crois.



sur la défaite de la france, presque pire mauvaise l'équipe de la compétition, ça ne m'a même pas fait de peine tellement ils ont été mauvais. il y a du boulot pour la coupe du monde. et si on changeait tout?

Posté par nicocans à 12:05 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Houellebecq

    yeah

    pas mal pour un début

    Posté par hérissonne, 19 juin 2008 à 22:28 | | Répondre
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